mardi 12 mars 2013

vendredi 8 mars 2013 / À Louvain-la-Neuve

Nous sortons aujourd'hui de Bruxelles pour explorer la ville de Louvain-la-Neuve.

Après un court trajet en direction du sud-est, nous entrons dans le Brabant wallon puis dans cette ville nouvelle créée au beau milieu des champs dans les années "septante" suite au mouvement "Walen Buiten" (les Wallons dehors) et à l'expulsion qui suivra de la branche francophone de l'Université Catholique de Louvain hors de la Flandre.
 


Nous consacrons la matinée à une visite guidée de cette ville universitaire qui a su diversifier ses fonctions pour devenir un pôle urbain important de la Wallonie. Une des principales caractéristiques de cette ville est le regroupement des activités centrales sur une dalle de béton en-dessous de laquelle a été construit un immense parc de stationnement pour les autos. Ainsi, les rues du centre-ville sont piétonnières et invitent à la balade. Cette ville compte aujourd'hui environ 30.000 habitants dont une majorité d'étudiants. Elle devrait encore se développer durant les prochaines années pour atteindre le plafond souhaité de 50.000 habitants dont la moitié ou un peu moins serait constituée d'étudiants.

Notre guide nous explique le contexte historique et socio-politique qui a préludé à la création de cette ville ainsi que plusieurs innovations urbanistiques et écologiques qui y ont été concrétisées (les nombreuses constructions solaires passives, le remplacement de l'asphalte par des pavés afin de permettre une certaine perméabilité de la ville et ainsi recharger sa nappe phréatique, ou encore le lac de retenue des eaux pluviales par exemple).

Nous sommes ensuite attendus pour dîner au quartier de la Baraque, un secteur de la ville dans lequel s'est développé depuis le début de l'aventure universitaire de Louvain-la-Neuve une communauté de résidents désireux de vivre fidèles à un idéal écologique, politique et social plus respectueux de l'être humain et de la nature. C'est pour nous l'occasion de nous retrouver tous ensemble pour un beau moment de partage autour d'une bonne soupe chaude.

Notre guide, Jacques, qui se présente comme l'un des "anciens du quartier", nous fait ensuite visiter le quartier sur les petits chemins qui serpentent le long des roulottes et autres maisons auto-construites.

Pour nous, cette journée passée à Louvain-la-Neuve est l'occasion d'une réflexion sur les alternatives au tout à l'auto dans nos villes québécoises. À l'issue de ces deux visites, nos étudiantes et étudiants comprennent qu'il est possible de penser autrement la ville et le vivre-ensemble.

jeudi 7 mars 2013

jeudi 7 mars 2013 / À l'OTAN

Nous sommes reçus au quartier général de l'OTAN à Bruxelles dans la salle de réunion Pearson. Le choix de cette salle nous semble être un clin d'oeil à notre nationalité canadienne.

Le premier atelier présenté par Antonella Cerasino, Officier d'Information à la Division Diplomatie Publique, est l'occasion pour nous de mieux comprendre le fonctionnement de l'OTAN et son agenda politique. Le second atelier est animé par Éric Sandahl, Officier à la Division des Opérations, et porte sur les opérations et missions de l'OTAN.


À l'issue des présentations, les questions des étudiants fusent de toutes parts, en voici une très courte sélection : L'OTAN a-t-elle pour mission d'instaurer la paix dans le monde ? Réponse: Non, son mandat est de garantir la sécurité de ses États membres. La paix dans le monde, c'est le rôle de l'ONU.  L'OTAN est-elle devenue le bras armé de l'ONU ? Réponse: Non, l'OTAN peut toutefois intervenir militairement si l'ONU lui confie une mission. Comment l'OTAN peut-elle faire face aux nouvelles menaces de guerres asymétriques (groupes terroristes non étatiques pour lesquels la dissuasion nucléaire est inadaptée) ? Réponse: L'OTAN s'adapte à cette nouvelle réalité et invite ses membres à investir militairement en fonction de ce nouveau contexte.


Au sortir de cette incursion dans le monde diplomatique et militaire international au quartier général de l'OTAN, les étudiants nous confient leur incompréhension face à un discours où l'intérêt de la sécurité des États semble primer sur la prise en considération des vies humaines individuelles.

mercredi 6 mars 2013

mercredi 6 mars 2013 / À l'ULB

Nos étudiantes et étudiants ont aujourd'hui eu l'occasion de prendre un tramway de conception québécoise (Bombardier) avant d'être reçus sur le campus de l'Université Libre de Bruxelles et d'assister à un atelier donné par Serge Jaumain,Vice-Recteur à la politique européenne et aux relations internationales de cette prestigieuse institution.


Après un exposé sur l'histoire et l'évolution du système politique de la Belgique, Monsieur Jaumain s'est prêté à un échange dynamique avec nos étudiants qui ne tarissaient plus de questions : Pourquoi et comment le moteur économique de la Belgique autrefois wallon s'est-il déplacé vers la Flandre ? Pourquoi la Belgique ne s'est-elle pas encore disloquée étant donné les trois tensions (philosophiques, socio-économiques et linguistiques) qui jalonnent son histoire ? Existe-t-il une identité belge ? Pourquoi les Flamands sont-ils généralement plus bilingues que les Wallons ? Et bien d'autres questions fort pertinentes encore auxquelles Monsieur Jaumain semblait avoir plaisir à répondre...

Monsieur Jaumain nous a également présenté la perception du Québec et du Canada en Belgique et l'intérêt pour les études canadiennes et québécoises.

Enfin, plusieurs de nos étudiants ont manifesté leur intérêt pour réaliser un échange universitaire avec l'ULB, ils ont obtenu plusieurs informations sur les programmes de mobilité internationale à l'ULB.

Nos étudiantes et étudiants sont très reconnaissants du temps et de l'accueil que Monsieur Jaumain a su leur réserver malgré son emploi du temps chargé. Ils ressortent de cette rencontre riches d'une nouvelle perspective sur les enjeux contemporains qui touchent la Belgique mais aussi le Québec et le Canada.

Serge Jaumain venant régulièrement au Québec dans le cadre de son rôle au sein du Centre d'Études Nord-Américaines, nous espérons pouvoir le recevoir prochainement au Cégep de l'Outaouais pour lui présenter notre établissement.

mardi 5 mars 2013

mardi 5 mars 2013 / À l'ISFSC

L'entente de partenariat signée entre le Cégep de l'Outaouais et l'ISFSC de Bruxelles s'est concrétisée ce mardi par la rencontre de nos étudiantes et étudiants avec celles et ceux de cet institut d'enseignement supérieur belge.



Alain Dubois, qui a enseigné au groupe belge à l'automne dernier l'équivalent du cours IPMSH nous a reçus avec son groupe pour le midi. Les deux groupes d'étudiants ont ainsi pu apprendre à se connaître autour d'un sandwich offert par l'ISFSC.

L'après-midi fut dédié à deux ateliers, le premier, consacré à un partage en sous-groupes sur les résultats de leurs travaux de recherche respectifs, fut aussi l'occasion d'échanger sur les réalités belges et québécoises. La joie de tous les étudiants était palpable, l'on pouvait sentir un vif intérêt à ces rencontres et partages, une expérience à renouveler sans aucun doute !

Le second atelier a eu pour objectif de sonder en plénière les recommandations et idées des étudiants quant aux améliorations à apporter à ce projet dans l'idée de le rendre récurrent année après année. La principale conclusion fut d'arrimer des sujets d'études identiques dans nos groupes respectifs en vue d'un jumelage et d'une étude comparée des contextes belge et québécois. Les étudiants belges ont fait part de leur envie de vivre une expérience semblable au Québec !


À l'issue de ces ateliers, les étudiantes et étudiants des deux groupes ont décidé de poursuivre le plaisir de cette rencontre dans le parc botanique voisinant l'ISFSC. Pour nous, l'opération fut un succès, celui de resserrer les liens de notre grande famille francophone.

lundi 4 mars 2013

lundi 4 mars 2013 / Au Parlement européen

Nous consacrons la matinée de cette journée à la découverte du quartier européen de Bruxelles.
Nous sommes attendus au Parlement européen pour un atelier sur l'histoire de la construction européenne et le fonctionnement des institutions européennes.

L'animatrice de cet atelier, une franco-suédoise, nous initie aussi à la réalité multilingue de l'Europe. Aucune langue ne prime sur les autres, la traduction est ainsi assurée dans l'ensemble des 22 langues de l'UE. Le bilinguisme canadien nous semble bien simple en comparaison.

Plusieurs étudiants interrogent notre animatrice quant à sa perception du "déficit démocratique" illustré par un taux de participation toujours décroissant aux élections européennes. Elle évoque sa crainte de voir des partis extrémistes rentrer en force aux prochaines élections de 2014.

D'autres la questionnent sur l'avenir de l'Europe : faut-il plus d'approfondissement ? Au risque d'éroder la souveraineté des États-membres ?
L'Europe nous semble être à un tournant de son histoire. En nous baladant dans les rues du quartier européen, nous réalisons qu'elle est bouillonnante d'activité, avec ses fonctionnaires cravatés aux accents originaires de tous les horizons du continent. Des bâtiments ultra-modernes continuent de se construire et les grues sont toujours actives, peut-être autant de témoins que la construction européenne se poursuit malgré tout et que l'Europe est appelée à un bel avenir si ses membres restent soudés ? Mais ces tours que l'on sait toujours sous-occupées ne sont-elles pas aussi le reflet du déni des "eurocrates" face à une crise qui semble vouloir durer en Europe ?

dimanche 3 mars 2013

dimanche 3 mars 2013 / À Bruges

Ce dimanche fut consacré à la visite de la "Venise du nord", Bruges.
Nous quittons Bruxelles tôt le matin et après une petite heure en train à travers la campagne du "plat pays" en direction de la mer du Nord, nous arrivons à Bruges.
Le soleil nous accueille en cette ville qui fut au Moyen Âge l'une des plus prospères d'Europe. Les étudiantes et étudiants sont charmés par ses rues pavées où les autos et la modernité se font discrètes.


Nous leur présentons le cadre historique, géographique, politique et économique dans lequel cette cité a fleuri jusqu'au XVIIIème siècle, avant de décliner jusqu'à la fin du XIXème siècle, concurrencée par sa proche rivale, Anvers.
Bruges n'a pas connu les assauts de l'ère industrielle, si marquée ailleurs en Belgique, ce qui lui confère ce charme de ville témoin de l'époque pré-industrielle. Les rues y sont restées sinueuses et étroites et ses bâtiments, quoique influencés par les idées de la Renaissance et du style baroque, gardent la mémoire de l'apogée médiévale de Bruges, lui valant aujourd'hui d'être classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
À la fin de la journée, la grisaille finit par assaillir le ciel de Bruges qui nous paraît alors endormie. La ville ne vit plus essentiellement que par l'activité générée par le tourisme, elle ne vit plus pour elle-même comme lors de sa période glorieuse.
Ainsi les villes, même les plus remarquables, peuvent-elles connaître le déclin.

Nous sommes rentrés à Bruxelles confiants de retrouver une ville bien en vie.

samedi 2 mars 2013

samedi 2 mars 2013 / À Bruxelles, autour de la Grand-place et du canal

Ce samedi fut consacré à un aperçu historique et géographique de Bruxelles, afin de poser avec le groupe les jalons nécessaires à l'interprétation des enjeux de sciences humaines que nous aborderons tout au long de ce séjour.

Le matin, Isabelle VANEBOSSE, notre guide de l'ARAU, nous a présentés les quartiers de la Grand-place et de la Bourse et leur évolution depuis le Moyen Âge jusqu'au début du XXème siècle.

En après-midi, Mathieu VAN CRIEKINGEN, professeur de géographie à l'ULB, nous a présentés les enjeux de la gentrification dans les quartiers en mutation du nord et de l'ouest de Bruxelles.

 Nos étudiantes et étudiants ont ainsi aujourd'hui pu mieux comprendre l'évolution passée de Bruxelles et la succession des grandes périodes historiques en son sein. Forts de ces nouveaux acquis, ils ont aussi pu interpréter plusieurs enjeux sociaux contemporains qui marquent aujourd'hui les quartiers anciennement ouvriers de la ville. 

Quel plaisir que de les voir s'extasier devant les monuments et témoins de l'histoire quand les éléments vus en classe deviennent soudainement concrets et palpables !

La fin de soirée fut consacrée à célébrer la joie d'être en groupe dans cette ville si attachante malgré le froid humide qui y régnait aujourd'hui... Merci à Isabelle et Mathieu, nos premiers guides en cette terre de découvertes !